Louise Delage, Instagram et une prise de conscience

Si un membre de la famille ou un proche avait un problème de drogue, sauriez-vous le voir? Addict Aide, un organisme français de prévention des dépendances a voulu démontrer que non avec l’histoire de Louise Delage. Et il a réussi.

La belle Louise Delage

Le 1er août 2016, Instagram a eu une nouvelle abonnée. C’était Louise Delage, une magnifique fille qui mord dans la vie à pleine dents. Entre le bateau, les scènes urbaines, la piscine et les soirées, elle a pris des clichés de ses multiples activités et après deux mois, elle a accumulé 50 000 likes. Il faut dire qu’elle est jeune, mince, célibataire et riche. Tout ça est très prisé en ce moment. On n’a qu’à voir Kendall Jenner ou Rich Kids Of Instagram.

Un petit quelque chose qui cloche

Tout le monde a remarqué qu’elle était jolie. Tout le monde à remarqué qu’elle avait une vie trépidante. Ce que personne n’a remarqué, c’est qu’elle avait toujours un verre à la main. Un verre de vin dans le bain, une bière dans la rue, un cocktail à la piscine…

Je n’ai vu qu’un seul utilisateur lui demander si elle buvait de l’eau à l’occasion. Tous les autres ont remarqué ses jolis vêtements, le lieu ou elle était, ses cheveux… Certains lui ont demandé si elle voulait coucher avec eux. Personne ne s’est vraiment inquiété de son destin.

C’est ce que la campagne Like my addiction voulait démontrer. Que même quand une dépendance est là, sous nos yeux, on ne la verra pas nécessairement sous la beauté et nos propres attentes envers la personne. Pourtant, elle buvait vraiment tout le temps, et pas toujours à des moments opportuns.

Le résultat

La campagne marche vraiment. Et dès que le stratagème a été révélé, de nombreux articles ont été écrit sur le sujet. Évidemment, c’est une excellente vitrine pour Addict aide, mais je trouve que la campagne a aussi bien réussi à nous faire prendre conscience de ce qu’on regarde.

Pour les parents, c’est une bonne leçon aussi. Souvent, on se dit qu’on va laisser nos jeunes faire des expériences et vivre leur adolescence. Mais si on regardait leurs photos de plus près, on remarquerait peut-être des problèmes alimentaires, de l’intimidation, des problèmes de drogue, un proxénète qui rôde, etc. Sans s’inquiéter outre-mesure à chacune des photos, on peut garder un oeil sur le portrait général et peut-être qu’on saura plus facilement prévenir les problèmes pour mieux les guérir.

Après Snapchat qu’on utilise en famille, peut-être qu’Instagram finira par servir de baromètre social. Les réseaux sociaux prennent de la profondeur, c’est bien. Peut-être qu’ils contribueront bientôt à réduire le fossé générationnel. À moins que les jeunes se mettent à sentir notre prêchi-prêcha à plein nez et désertent Instagram pour se retrouver sur Musical.ly. On ne leur souhaite pas.

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