On a écouté : Riverdale (15+)

Qu’on le veuille ou non, Archie Andrews, Reggie, Betty, Véronica, Jughead et Josie font partie de notre vie depuis notre naissance. Est-ce que Riverdale est à la hauteur de la légende? 

Il s’en est passé des choses à Riverdale depuis 1939. Il y a eu des amourettes, des tromperies, des amitiés, beaucoup de milkshakes, un mariage et un coming-out. Mais cette fois-ci, c’est un meurtre qui secoue la ville de nos amis. Et si un triangle amoureux suffisait à bousculer tout ce beau monde, je vous laisse deviner ce qu’un meurtre leur fait.

Scénario et esthétique : 10/10

L’ambiance d’Archie est à couper le souffle. Le traitement de l’image, le choix des acteurs, l’éclairage et les décors sont parfaits. C’est comme si les comics avaient traversé un miroir pour se retrouver dans un univers noir. C’est vraiment un plaisir à regarder.

Le scénario aussi est bien pensé. Les affrontements entre les riches et les pauvres sont bien actuels. Les conflits entre les familles ont également du sens. Et on respecte suffisamment les personnages d’origine sans tomber dans les clichés.

Si Jughead est moins asexué que ce à quoi nous sommes habitués, c’est pour le mieux. Les changements physiques des personnages sont justifiés aussi. Par exemple, Fred Andrews est moins gras, mais ça ne change rien à son rôle. Josie n’est pas rousse, mais c’est mieux comme ça puisque le contraire aurait semé la confusion avec la famille Blossom.

Jughead, par contre, est exactement comme il devait être. Solitaire, excentrique, torturé, il nous fait prendre conscience de la profondeur du personnage. Entre deux hamburgers, sa version dessinée écrivait des tags : “Jughead wuz here“. C’est cette facette que Riverdale montre.

Une série engagée

Pour ceux qui sont agacés par les revendications des jeunes, les discours féministes et les discussions sur les inégalités raciales, Riverdale n’est peut-être pas un bon choix. Les parents de Josie y préfèrent les musiciens noirs et Josie doute qu’un petit blanc comme Archie puisse écrire pour les Pussycats. Les filles trouvent un cahier de notes tenu par les joueurs de football. Là où Veronica Mars aurait jugé que le public comprenait la gravité de la chose, Riverdale a cru bon de nous l’expliquer en parlant de féminisme.

Si vous êtes très sensible à ce genre de chose, Riverdale vous agacera.  Si un peu de réflexion dans beaucoup de suspense vous va, Riverdale est pour vous.

Quelque chose de Véronica Mars

Depuis des années, je réclame une autre émission de détectives qui se passe au secondaire. C’est que voyez-vous, j’ai eu beaucoup de mal à me remettre de la fin de Véronica Mars. Et me voilà comblée. Riverdale me satisfait. On y suit une enquête où tout le monde est louche, entremêlée d’histoires d’adolescents. J’adore.

Après la chute de Véronica Mars, je n’ai pas très hâte de savoir comment les autres saisons se dérouleront. Je sais qu’après le dévoilement de l’assassin de Jason Blossom, Netflix devra étirer la sauce. Mais on parle déjà de mariage pour la deuxième saison et il faudra savoir qui a tiré sur vous savez qui. Si le destin d’Archie a réussi à survivre depuis 1939, j’imagine que les producteurs trouveront largement de quoi faire.

Et en attendant, c’est une excellente émission.

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